Le DPE à Antibes

Mis à jour : septembre 2026

En bref

Sur les 24 959 DPE antibois publiés, 95 % des logements de la période 1948-1974 portent la mention « murs à isolation insuffisante ». C'est le taux le plus élevé de nos vingt-deux villes mesurées.

Pourtant 16,8 % du parc antibois est classé A ou B.

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Le pire résultat de nos relevés

Sur les 8 396 logements antibois issus de la reconstruction et des Trente Glorieuses, dix-neuf sur vingt portent la mention défavorable. 95 %, contre 55,4 % au niveau national.

Le bâti antérieur à 1948 ne fait guère mieux, à 89,9 % sur 2 684 logements. Antibes occupe donc le dernier rang de notre classement sur les deux générations anciennes à la fois, ce qui n'arrive nulle part ailleurs.

Et pourtant, un parc bien classé

16,8 % des logements antibois sont classés A ou B, 47,2 % en C, et 3 % seulement en F ou G. Ces chiffres décrivent un parc parmi les mieux notés du réseau.

Les deux constats ne se contredisent pas. Le premier décrit la construction, le second le résultat du calcul. Entre les deux se glisse la correction climatique.

Ce que le climat retire à l'équation

La consommation retenue par un DPE n'est pas une mesure mais un calcul conventionnel, corrigé selon la zone climatique. Sur la Côte d'Azur, la saison de chauffe retenue est courte.

Un mur non isolé y produit donc beaucoup moins de déperditions comptabilisées que le même mur dans les Ardennes ou en Alsace. Le calcul n'est pas indulgent : il traduit une réalité de consommation.

Ce que cela déplace pour un propriétaire

Une bonne lettre ne signifie pas ici un logement bien construit, mais un logement qui consomme peu à chauffer. La faiblesse de l'enveloppe reste entière, et elle se manifeste autrement.

Elle se paie en été, quand la même absence d'isolation laisse entrer la chaleur. Le diagnostic évalue désormais ce confort d'été, et sur ce terrain l'avantage climatique disparaît.

Les menuiseries, poste antibois par excellence

34,5 % des diagnostics antibois classent les menuiseries « insuffisantes », contre 15,2 % au niveau national. Plus du double.

Ce résultat ressemble à celui d'autres communes littorales à forte proportion de résidences secondaires : un logement occupé quelques semaines par an ne pousse pas son propriétaire à remplacer ses fenêtres, faute d'inconfort ressenti l'hiver.

Un parc qui s'est beaucoup renouvelé

L'autre moitié de l'histoire tient au bâti récent : 2 804 logements de 1989-2000 à 28,4 %, 2 239 de 2006-2012 à 14,6 %, et 2 651 depuis 2013 à 5,5 %.

Au total, un tiers du parc antibois a été bâti depuis 1989, année de l'entrée en vigueur de l'arrêté du 5 avril 1988 qui a resserré les seuils d'isolation et intégré la performance des équipements de chauffage au calcul réglementaire.

La règle appliquée sans justificatif

Un diagnostic se conduit à vue, sans dépose. Le professionnel relève ce qu'il constate ; il ne lui appartient pas de présumer favorablement.

À défaut d'information, une valeur conventionnelle s'applique, calibrée du côté sévère : 2,5 W/(m².K) pour un mur d'isolation non identifiée. Sur un logement récent réellement performant, ce forfait efface un avantage bien réel.

Ce qui vaut comme preuve

Un document qui nomme un matériau et donne une épaisseur : descriptif technique remis à la livraison d'un programme, facture d'isolation, devis signé, attestation de fin de travaux d'une opération aidée. Pour les menuiseries, la facture de remplacement date la pose et décrit le produit.

89,4 % des logements antibois diagnostiqués sont des appartements. Le syndic détient donc une part du dossier : procès-verbaux d'assemblée générale, carnet d'entretien, diagnostic technique global.

Ce que le calendrier vise ici

2 872 logements antibois diagnostiqués sont classés E, F ou G, soit 11,5 % du parc. 138 se trouvent en G et ne peuvent plus faire l'objet d'un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025 ; 613 sont en F et basculeront en 2028 ; 2 121 en E et suivront en 2034.

Un contrat de location en cours se poursuit jusqu'à son renouvellement, comme le précise la page passoires thermiques.

Un loyer qui donne son poids à la lettre

Le loyer d'annonce observé à Antibes atteint 22,74 € le mètre carré pour un appartement d'une à deux pièces, le niveau le plus élevé de nos relevés hors Île-de-France.

Sur 40 m², cela représente environ 910 € par mois, soit près de 11 000 € par an. Un logement écarté de la location représente donc une perte considérable, sans commune mesure avec le coût d'un diagnostic bien préparé.

Quand commander, et à quel prix

Vendre ou louer l'impose, et la classe doit figurer dans l'annonce dès sa parution. Sur une maison individuelle ou un immeuble entier classé E, F ou G, un audit énergétique s'ajoute au dossier de vente.

Aucun barème n'encadre le tarif : surface, nombre de niveaux et regroupement des diagnostics le déterminent, question traitée sur la page prix d'un DPE à Antibes. Comptez une à deux heures sur place et un rapport sous trois jours, le rendez-vous constituant le vrai délai avant la saison.

Le dossier azuréen au complet

Le diagnostic termites est obligatoire à la vente dans les Alpes-Maritimes et ne vaut que six mois, contre dix ans pour le DPE.

L'état des risques porte la Brague et le feu de forêt avec ses obligations de débroussaillement. S'y ajoute le repérage amiante pour le bâti d'avant juillet 1997. Le centre ancien obéit à des contraintes propres. Un DPE établi depuis le 1er juillet 2021 vaut dix ans et engage celui qui le fournit ; le document rejoint ensuite le dossier pour vendre ou pour louer.

Questions fréquentes

Comment un parc aux murs nus peut-il être bien classé ?

95 % des logements antibois de 1948-1974 portent la mention « murs insuffisants », le pire taux de nos vingt-deux villes mesurées, et pourtant 16,8 % du parc est classé A ou B. Le calcul du DPE corrige la consommation selon la zone climatique : sur la Côte d'Azur, la saison de chauffe retenue est courte, si bien qu'un mur non isolé produit peu de déperditions comptabilisées.

Une bonne étiquette signifie-t-elle un logement bien construit ?

Non. Elle signifie qu'il consomme peu à chauffer, ici. La faiblesse de l'enveloppe reste entière et se manifeste en été, quand la même absence d'isolation laisse entrer la chaleur. Le diagnostic évalue désormais ce confort d'été, et sur ce terrain l'avantage climatique disparaît.

Pourquoi les menuiseries antiboises sont-elles si mal notées ?

34,5 % des diagnostics les classent « insuffisantes », contre 15,2 % au niveau national, soit plus du double. La forte proportion de résidences secondaires y contribue : un logement occupé quelques semaines par an ne pousse pas son propriétaire à remplacer ses fenêtres, faute d'inconfort ressenti l'hiver.

Mon logement est récent, que dois-je fournir ?

Le descriptif technique remis à la livraison du programme. Un tiers du parc antibois a été bâti depuis 1989, et ces logements partent avec un avantage réel, mais le diagnostiqueur n'a pas le droit de présumer une performance qu'il ne peut pas établir. Sans document, un forfait défavorable efface cet avantage.

Que représente un logement retiré de la location ?

Le loyer d'annonce observé atteint 22,74 € le mètre carré pour un appartement d'une à deux pièces, le niveau le plus élevé de nos relevés hors Île-de-France. Sur 40 m², cela fait environ 910 € par mois, soit près de 11 000 € par an.

Sources officielles

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